DIRK SANDERS

(1933 - 2002)

© D.R

Dirk Sanders commence sa carrière de danseur très tard, à 17 ans, en Allemagne, avec le chorégraphe Kurt Jooss, de 1950 à 1952.

Il s’installe ensuite à Paris où il étudie avec Nora Kiss, professeur de renommée internationale. Sa carrière professionnelle démarre très rapidement. Deux mois après être arrivé à Paris, Dirk s’inscrit dans un concours de jeunes chorégraphes et il obtient la 4e place alors que beaucoup pensent qu’il aurait dû gagner. Cette controverse donne à Dirk une connaissance immédiate dans le métier et dans le cercle des danseurs français.

Durant les cinq années qui suivent, il est un membre exceptionnel de plusieurs compagnies françaises de ballet. Son premier contrat est avec les « Ballets de l’Étoile » (Roland Petit) où il reprend le rôle de Petrucchio dans La Mégère apprivoisée de Maurice Béjart. Après trois saisons avec la troupe, Dirk travaille successivement avec les « Ballets de la Tour Eiffel », la «  Compagnie de Janine Charrat », et la « Compagnie de Jean Babilée ».

Parmi ses rôles les plus célèbres, il y a Haut Voltage de Maurice Béjart, Gosse de Paris de Pierre Cotte, Les Liens de Janine Charrat et Divertimento, Sable et Balance à trois de Jean Babilée. Par la suite, Dirk participe à des créations originales : Récréation, L’Arbre rouge, Blues, Hôtel de l’Espérance et, pour le festival du printemps du casino d’Enghien, L’Emprise et Balletino.
À travers la danse, Dirk rejoint le cinéma et la télévision.

Durant la saison parisienne de la compagnie Jean Babilée, Dirk attire l’attention du producteur/metteur en scène Luchino Visconti. Celui-ci invite Dirk à apparaître dans Nuits blanches, film de 1957 avec Maria Schell, dont il fait la chorégraphie. Visconti est également l’auteur de Marathon, un ballet dont Dirk fait la chorégraphie pour le Festival de Berlin de l’été 1957.

Extrait de l'oeuvre cité dans la machine

TITRE : HOPOP
ANNÉE : 1969 (Première le 14 novembre 1960 à la Masin de la Culture d’Amiens)
DÉCORS : César
COSTUMES : Guy Pellaert
SOLISTES : Vera Filatoff, Muriel Belmondo, Itchko Lazarov e Jacques Dombrowsky
PARTITION : Valeria Giuga, 2020 recréation à partir de photos d’archives du spectacle. Valeria Giuga s’est inspiré en partie de cette matière chorégraphique pour la création de sa pièce « Rockstar » en 2020.

Propos

Interprété par le Ballet Théâtre Contemporain plus de Six cents fois à travers le monde, Hopop fut un véritable succès populaire et resta dans les mémoires.
Danseur et chorégraphe néerlandais, Dirk sanders, après avoir étudié avec Kurt Jooss en 1950-52, se fixe à Paris où il collabore en tant que danseur et chorégraphe avec différentes compagnies (Béjart, Miskovitch, Babilé, Charrat). Travaillant également pour le cinéma et la télévision, il aborde en même temps les problèmes de la mise en scène et de la réalisation. Sanders applique au ballet le rythme, la gestuelle et l’humour des shows de variétés, poursuivant les recherches graphiques menées avec Jean-Christophe Averty, réalisateur des Raisins verts.
Pour le décor de Hopop, César réalise trois immenses expansions jaune, rouge et bleu qui sont installées verticallement en fond de scène et semblent trois immenses giclées de couleur sorties du tube.
Les costumes sont imaginées par Guy Pellaert à partir de la bande dessinée, Pravda, la survireuse qui fut un de ses grands succès, Il découpe les silhouettes des maillots et colle au dos des extraits de ses dessins. Les justaucorps multicolores présentent des visages, des personnages, des éléments urbains qui vont prendre vie avec frénésie au son de la musique et de la chorégraphie bondissante.
Réf : Les créations du Ballet Théâtre Contemporain 1968 - 1988 Fage éditions Ville de Nancy 2003 pages 74-75


Dirk Sanders et Zizi Jeanmaire : « Pas de deux » chorégraphie de Roland Petit dans « Les Collants noirs » film de Terence Young, 1961.

Interview de Dirk Sanders à propos de sa conception des ballets pour la télévision, 1968